vendredi, septembre 25, 2020
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Réduction du taux de mortalité néonatale : le Togo emploie de grands moyens

Résolument engagé à en découdre avec la mortalité infantile et maternelle, le Togo a mis en marche depuis 2016 un projet d’amélioration de l’accès aux soins et aux services de planification familiale, ainsi que le renforcement des capacités des équipes du ministère, dans les régions des plateaux et Maritime pour une durée de trois ans. Parti du constat des taux élevés de mortalité infantile et maternelle, les pouvoirs publics ont mis en place ce projet qui est relié au Plan National de Développement Sanitaire (PNDS 2016-2022) et contribue à accroître l’accessibilité et la qualité des soins, à renforcer la gestion dans les structures sanitaires de ces régions et la formation leur personnel.

Au Togo, les taux élevés de mortalité infanto-juvénile (123%), en raison des maladies infectieuses et parasitaires, et de la mortalité maternelle (350 pour 100 000 naissances vivantes) s’expliquent en grande partie par la faible accessibilité géographique et financière des populations aux soins obstétriques et néonataux, particulièrement en milieu rural, d’où l’importance de ce projet phare. Au total 22 formations sanitaires bénéficient du projet via une mise à niveau des soins obstétricaux et néonataux d’urgence, la réhabilitation des structures, l’équipement et la formation du personnel. Au même moment, leur gestion et le recouvrement des coûts s’améliorent au fil du temps. La finalité de ce projet est de réduire 20% la mortalité néonatale, de 25% la mortalité maternelle et d’augmenter la prévalence contraceptive de 5% dans les régions concernées. Afin d’aider le Togo dans la mise en œuvre de son Plan national de développement sanitaire, l’Agence française de développement (AFD) appuie le ministère de la Santé dans la réalisation du projet SMN Muskoka. Il est destiné à renforcer la santé néonatale dans la région des Plateaux. Il aide le pays à donner aux citoyens les moyens de vivre une vie saine, promeut le bien-être de tous pour le développement durable. Précisément, les pouvoirs publics aménageront 10 structures sanitaires et réhabiliteront plusieurs plateaux techniques dans les hôpitaux et dispensaires de la région.

A l’horizon 2025, les dirigeants vont construire et équiper six (06) centres de santé mère-enfant sur l’étendue du territoire, couplé avec le doublement du nombre d’accoucheuses auxiliaires d’Etat. Il est également prévu la construction de cent (100) centres médicaux sociaux et la réhabilitation des centres de santé communautaires existants avec une attention particulière aux équipements en soins obstétriques performants.

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