dimanche, novembre 28, 2021
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La 7ème session du comité régional de pilotage du projet WACA ResIP ouvert à Lomé


Un rassemblement pour mieux murir les idées sur les acquis du Projet d’Investissement pour la Résilience des Zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP), pour écouter les Etats sur les expériences en cours, sur les gigantesques défis auxquels les pays concernés par ce projet et la problématique de l’érosion côtière devront faire face. C’est bien en somme ce qui réunit, depuis ce matin et pour prendre fin demain 25 novembre 2021, la Banque mondiale, la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le gouvernement togolais et tous les autres Etats concernés par le projet WACA ResIP ou touchés par la question de l’érosion dans la communauté.


En effet, comme annoncé hier à l’occasion d’une conférence de presse, la 7ème session du comité régional de pilotage du projet WACA ResIP, est ouvert dans la capitale togolaise depuis ce matin.

Il s’agit d’un « évènement phare car il fédère nos volontés communes (volontés des Etats et institutions partenaires du projet : ndlr) de transformer les écosystèmes et les vies des communautés du littoral. Les zones côtières abritent un tiers de la population des pays, et représentent un pôle de croissance économique très important. Environ 56¨% du PIB est généré par les activités économiques dans ces zones. Ce littoral offre d’énormes opportunités : des zones humides précieuses, des ressources halieutiques, des réserves de pétrole et de gaz, des infrastructures portuaires et un énorme potentiel touristique », souligne la représentation de la Banque mondiale au Togo à l’occasion de l’ouverture de ce rassemblement pour qui d’ailleurs un contraste qui reste très touchant est la grande dégradation de ce littoral.

« Cependant, sa dégradation empêche les communautés de bénéficier pleinement d’une économie prospère mais aussi d’une vie saine », précise-t-on.


Pour le professeur Kako Kossivi Nubukpo, commissaire en charge du département de l’agriculture, des ressources en eau et de l’environnement à l’UEMOA, Ce projet WACA ResIP axé sur la protection côtière est très essentiel pour son institution et les pays et communautés concernés parce que c’est un projet « intégrateur ». Intégrateur puisque, explique-t-il, « l’environnement, dans ses manifestations, ne se préoccupe pas des frontières institutionnelles ; ce qui fait que tout ce que fait le Ghana a un impact sur le Togo, ce que fait le Togo a un impact sur le Bénin, etc. et donc la commission de l’UEMOA est pleinement dans son rôle lorsqu’elle appuie les Etats dans le cadre de la coordination régionale à une bonne mise en œuvre du projet WACA ».


« La côte ouest-africaine fait l’objet d’une dynamique littorale intense, caractérisée par le phénomène d’érosion côtière avec un recul de trait de côte d’ampleur variable, essentiellement impulsé par les changements climatiques », relève pour sa part à l’ouverture des travaux le ministre togolais Foli-Bazi Katari en charge de l’environnement et des ressources forestières.

En félicitant tous les acteurs du projet pour leur ingéniosité et les partenaires techniques et financiers, M. Foli-Bazi fait savoir que ce qui réjouit davantage dans le projet est son innovation axée sur la « régionalité » avec comme axes centraux : le renforcement du cadre institutionnel et juridique, le suivi du trait de côte, la mutualisation des expériences, le partage des connaissances ainsi que la mise en place d’une stratégie collective de mobilisation des financements pour la résilience côtière.


Ce projet WACA ResIP démarré en 2018 prend fin en 2023.

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