mercredi, septembre 22, 2021
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Interview : ABOFLAN Hubertine, une passionnée de la mode



L’entrepreneuriat source de développement économique d’un pays est la porte de sortie du chômage. Plusieurs jeunes s’y lancent malgré les péripéties qu’ils sont contraints de traverser. La togolaise, ABOFLAN Hubertine, a opté pour l’entrepreneuriat dans le secteur de la couture et de la mode. Styliste de profession, elle raconte son parcours, ses ambitions et défis à relever dans le domaine de la mode.

Présentez-vous à nos lecteurs ?


ABOFLAN Hubertine : A l’état civil je me nomme ABOFLAN Hubertine. Sur les réseaux sociaux, je suis connu sous le nom ‘’Hubertine Fashion’’.


Aujourd’hui l’entrepreneuriat est la porte de sortie du chômage, il y a plusieurs secteurs d’activités pourquoi avez-vous choisi la mode ?


Au fait la mode ou la couture n’a jamais été mon rêve. Ce secteur d’activité m’a été imposé par les conditions de la vie. Mais au fil du temps j’ai vu que c’est un don pour moi, je l’ai reçu avec amour et voilà comment j’ai atterri dans ce secteur.


Parlez-nous de votre parcours de l’apprentissage à ce jour ?


Ma carrière a commencé depuis l’an 2010 y compris les années d’apprentissage. Etant donné que ce secteur n’était pas mon rêve, les débuts m’ont été un peu difficile surtout l’apprentissage. Mais par la suite, je me suis rendu compte que c’était un don pour moi. Et j’ai fini par l’accepté avec amour. Partant de là, j’ai commencé par faire de petits jobs ce qui me permettais de gagner quelques sous. Mes camarades, amies, proches et parents faisaient confiance en moi et me donnaient des tissus à coudre pour elles. Après mes quatre ans d’apprentissage, mon Père spirituel me conseillait de faire un stage de perfectionnement et ce n’était qu’après ce stage que j’ai pu créer mon premier atelier. Suite à quelques difficultés rencontrées en 2015, j’étais contraint de fermer cet atelier que j’ai dû rouvert plus tard en 2017.
Arrivez-vous à vivre de votre métier ou avez-vous d’autres activités secondaires ?
A ce jour, je ne vis que de mon métier. Je m’épanouis très bien. De nos jours la marque la plus vendue dans le monde c’est la visibilité et je m’efforce d’être visible. Parlant d’une activité secondaire, j’aimerais plutôt compléter mon métier par l’organisation de mes propres festivals et avoir mes boutiques sur toute l’étendue du territoire national.


Qu’est ce qui fait votre particularité ?


Ma particularité, c’est que je n’ai pas besoin de l’avis du client avant de lui confectionner une tenue confortable. Il suffit que le ou la cliente me précise l’endroit où il ou elle ira avec la tenue, j’observe sa forme et je m’en charge du reste. La personne reviendra pour récupérer sa tenue sur mesure. Même s’il est vrai que je confectionne des modèles créés par d’autres stylistes ou couturiers, la différence de ‘’Hubertine fashion’’ est que je crée mes propres modèles.


Partagez avec nous vos difficultés ?


Dans la vie rien n’est facile. Mon apprentissage m’a été imposé par les coups de la vie. Puisqu’il y avait des difficultés financières. Ma mère était malade je pensais ne plus la revoir auprès de moi c’est de là j’ai décidé d’apprendre le métier vu qu’elle était malade elle n’avait pas les moyens, donc je me suis rattaché à une tante qui m’avait inscrit à l’apprentissage. Rien n’est gratuit dans la vie. Sans vous mentir, j’avais éprouvé beaucoup de difficultés au cours de mon apprentissage. Je vous en épargne des quelques peines subis. C’est par la grâce de Dieu que j’ai pu résister. Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu qui m’a permis de tenir jusqu’au bout malgré les péripéties.


Un mot à ceux qui hésite à faire carrière dans ce domaine ?


Je voudrais m’adresser premièrement à la jeunesse togolaise surtout ceux qui sont désespérés parce que leur position sociale et financière n’est pas du tout stable alors qu’ils ont des talents en eux à causes de ces manques de moyens ils se sous estiment, ils se rabaissent en disant que je n’ai pas les moyens, je ne peux pas y arriver non il faut toujours oser celui qui ne risque rien n’a rien. Risquons mais objectivement pour faire sortir nos talents. Pour répondre à votre question, je dirai si tu as choisi un domaine malgré tout c’est que Dieu avait un plan pour toi avant que tu ne sois. Surement c’est à travers ça que tu pourras t’épanouir ou réaliser tes rêves. Fais-le avec amour la bible déclare « demandez et vous aurez » demande à Dieu l’amour de ton métier et tout ira pour le mieux.


Votre mot de la fin 


Je dirai vivement à ceux qui vont me suivre de près ou de loin, que la vie n’est pas du tout facile. Je ne pourrai pas demander des moyens financiers mais j’aimerai qu’ils m’aident en me donnant des petits contrats, faire des commandes, pour me permettre de valoriser le talent que j’ai. Ouvrez-moi vos portes à chaque fois que je frappe à vos portes.

Propos recueillis par Bernard AFAWOUBO

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