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Education au Togo : « La cessation des activités pédagogiques des 10 et 11 novembre 2021 constituerait une grève illicite et irrégulière » dixit Gilbert Bawara

Le ministre de la fonction publique, Gilbert BAWARA informe les enseignants que la cessation des activités pédagogiques des 10 et 11 novembre 2021 constituerait bel et bien une grève illicite et irrégulière, avec les conséquences qui s’en suivront.
C’est à travers une lettre réponse du ministre de la fonction publique adressée à la fédération des syndicats de l’éducation nationale (FESEN) en date de ce mardi 9 novembre 2021.
Selon le ministre Bawara « des dispositions diligentes sont d’ores et déjà prises pour accélérer la recherche de solutions idoines aux préoccupations du secteur de l’éducation ».
« Dans cette dynamique, le comité de suivi et d’évaluation mis en place conformément au protocole d’accord relatif au secteur, est chargé d’entamer sans délais ses travaux afin d’aboutir, le plus tôt possible à des recommandations concrètes. Celles-ci, poursuit le ministre, devront notamment préciser les défis prioritaires du secteur de l’éducation, et les approches de solutions à y apporter, et proposer les modalité, les conditions et le délai de mise en œuvre effective de la gratification exceptionnelle » indique la lettre.
Le ministre exprime son regret par rapport de la reconduction du mouvement de grève et informe que, « les cessations des activités pédagogiques que vous projetez les 10 et 11 novembre 2021 contreviennent aux dispositions prévues par l’article 324 du code du travail qui prescrit des négociations préalables et le respect d’un préavis de 10 jours ouvrés ».
Et de poursuivre que « A l’instar du précédent mouvement observé les 03 et 04 novembre en dépit du rappel que le gouvernement avait dument fait à votre endroit, nous voudrions à nouveau vous informer qu’une telle cessation d’activités constituerait bel et bien une grève illicite et irrégulière, avec les conséquences qui s’ensuivront ».

Par ailleurs, le ministre précise que la grève qui sera reconduite n’est ni conforme aux lois et règlements en vigueur, ni dans les usages et la pratique, de prétendre, comme vous le faites, exercer la continuation ou la suite d’une grève initiée ou entamée plus d’une année auparavant et ainsi de s’affranchir des dispositions légales en vigueur en matière de négociations préalables et du respect du délai de dix (10 jours) ouvrés de préavis.

« Il va de soi que les agents qui participeront à un mouvement illicite et irrégulier s’exposeraient à l’application de mesures disciplinaires prévues par les textes, au-delà des mesures administratives déjà annoncées par le ministère chargé des enseignements primaire et secondaire et ayant la charge de gérer le personnel mis à sa disposition », martèle la lettre.
«Ces mesures disciplinaires sont de la responsabilité du ministère chargé de la fonction publique et obéissent à une procédure spécifique connue de tous. A ce jour, nous nous sommes abstenus de prononcer ces sanctions afin de créer les conditions d’apaisement et de sérénité, nécessaires en vue de l’aboutissement des efforts en cours. Le ministère chargé de la fonction publique se réserve le droit d’engager les procédures requises en temps voulu, notamment en tenant compte de l’attitude de chaque fonctionnaire concerné » déclare Gilbert Bawara.
Pour conclure, le ministre saisi l’opportunité pour réaffirmer la volonté d’ouverture du gouvernement et pour inviter tous les acteurs du secteur de l’éducation, particulièrement les fédérations des syndicats d’enseignants, à cultiver davantage l’esprit de concertation et de responsabilité pour permettre à notre système éducatif de relever les défis que nous connaissons tous.

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